Left Lane Cruiser + OBN III

Left Lane Cruiser + OBN III's + Snooty Garbagemen

Blues / Rock / Folk
mardi 08 novembre 2016 - 21h
8€ (Prévente) / 10€ (Adhérents) / 12€ (Tarif plein)
La parole à l'organisateur
Left Lane Cruiser (Fort Wayne, USA/// Alive Records) + OBN III's (Austin, USA /// Castle Face/ 12XU/ Tic Tic Totally)
Indiana Vs Texas Party!
-- VoiD--
8/10€ (préventes à Total Heaven)

Left Lane Cruiser
Encore une bonne leçon de blues rock tout droit venu des Etats-Unis. Cette fois, une simple compilation des premiers morceaux de Left Lane Cruiser suffit pour prendre la claque.

Les disques qui sortent sur Alive Natural Sound Records sont toujours gage de qualité et d’authenticité. Du Blues au Stoner, le français Patrick Boisset a le nez fin et le goût sûr. Installé à Los Angeles, il créé le label en 1994 et signe… The Black Keys ! C’est pour dire. Avec Left Lane Cruiser on est dans la même veine : un duo guitare batterie de blues rock emmené par Frederick « Joe » Evans IV depuis l’origine du groupe, c’est-à-dire 2004. Huit albums plus tard, le combo se sent de sortir une compilation de ses premiers albums qui a quand même le respect de présenter 6 titres « previously unreleased » comme on dit là-bas. Et de pouvoir réentendre Brem Beck à la batterie aujourd’hui remplacé par Pete Dio. Donc rien à voir avec « Back in black » !
Si les duos ont le vent en poupe, l’exercice s’avère souvent casse gueule et ennuyeux. Trois sortent du lot : The White Stripes, les Black Keys et Left Lane Cruiser. Un seul argument pour s’en convaincre : écoutez la reprise de « Chevrolet » (un blues de 1930 dans sa version originale) et comparez ! Hormis la version des anglais Foghat, y’a pas mieux sur le marché. Comme quoi, baigner dans cette culture ne s’improvise pas. Les gars de Fort Wayne dans l’Indiana le prouvent une fois de plus.

OBN III's
OBN III’s ou Orville Bateman Neeley III (si vous préférez) est un quintette rock mené rondement par l’homme mentionné précédemment. Originaire d’Austin, Texas, OBN III’s offre un alliage vitaminé de protopunk à la MC5/Stooges, de hard rock à la AC/DC détenant de minuscules soupçons de mysticisme à la Sabbath/Blue Öyster Cult. Comme vous pouvez le constater, les garçons se sont trempé allègrement les oreilles dans le rock des années 70/80. Bref, ce Third Time To Harm, troisième album de la formation, est à classer dans la section «gros rock vintage».

Ce qui aurait pu constituer un exercice de style visant à moderniser maladroitement un genre musical passablement éculé, voilà que OBN III’S catapulte un merveilleux petit brûlot de rock n’roll millésimé qui n’a rien à envier aux vieilles pointures énumérées auparavant. Ces cinq jeunes rockers en connaissent pas mal sur l’art d’écrire une bonne chanson rock, garrochant (un merci tout spécial à Jean-Simon Fabien) dans la boue une litanie de bons riffs. Ça rock, ça suinte, c’est joué la pédale au plancher, même si les ascendants musicaux sont manifestes, la bande à Bateman Neeley III a manifestement bien digéré ces influences afin de créer une musique de prolétaire de haut niveau.

Est-ce que la démarche se veut un tantinet nostalgique? Sans aucun doute, mais les chansons sont au rendez-vous et l’énergie juvénile/décadente est indéniable. OBN III’s fait une synthèse de l’histoire du rock de jobbeur avec panache et fait honneur à ces artistes qui ont fait «headbanger» et «slammer» toutes ces vieilles moppes, incluant votre humble et dévoué scribe!
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