
Une exposition en mouvement
L’exposition DOMINANTS/dominées a été présentée une première fois en septembre 2024 à la chapelle de Mouliets et Villemartin puis développée en juin 2025 à l’Ancienne prison de La Réole, Cette année, l’évènement est redéployé dans la maison de l’artiste à Libourne et débutera lors de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.
S’étendant sur les deux étages de la maison ainsi que le jardin et l’atelier, l’exposition invite à déambuler entre les œuvres et le mobilier quotidien, dans un espace rendu poreux par les circonstances : privé/public, confortable/inquiétant, sûr/dangereux.
Une exposition à la rencontre du public
La Maison/atelier, où vit l’artiste qui élabore ses œuvres en solitaire, se change en espace d’exposition le temps de l’évènement. Ce lieu intime, lieu de vie et de travail, lieu de la sécurité et du repli, s’ouvre pour immerger le public au cœur d’un foyer habité par le sujet des violences sexistes et sexuelles.
La maison est un symbole fort dans le contexte de cette thématique puisqu’elle reste, encore aujourd’hui, l’endroit le plus dangereux pour une femme et ce, tout milieu social confondu.
Au-delà de l’expérience esthétique inhérente à toute œuvre d’art, l’exposition possède une vertu pédagogique auprès des publics : elle est une manière de sensibiliser, d’alerter sur les violences qui s’opèrent à bas bruit dans le secret des foyers et d’apporter une reconnaissance aux victimes silenciées.
Le parcours de l’exposition
L’exposition se déploie de l’entrée de La Maison jusque dans les étages et le jardin. Elle infiltre les chambres, la salle de bain, le séjour, la lingerie.
Les 23 œuvres sélectionnées pour cette troisième édition jouent avec l’architecture intérieure de ce lieu domestique, maison bourgeoise de la fin du XIXème siècle avec son jardin clos.
L’exposition se clôt par la visite de l’atelier dans lequel le bureau de l’artiste devient le support d’une œuvre collective, invitant les participantes et participants à répondre à la question « And you? » en indiquant l’âge auquel elle/il a été victime de violence, ainsi que la date et, ou, la durée de celle-ci.
De cette façon, l’exposition, loin de rester enclose dans l’espace intime de l’artiste, s’ouvre physiquement et émotionnellement au public jusque dans ces écritures individuelles, qui feront œuvre collaborative.
75 cours Tourny, Libourne